Conformité d’un site web : checklist claire et à jour

La conformité d’un site n’est pas qu’une affaire de texte en pied de page. Elle dépend aussi de vos formulaires, de vos traceurs, de vos prestataires et de votre capacité à prouver ce que vous faites réellement.

1. Identifier l’éditeur et le cadre du site

Avant de vérifier les pages, commencez par le contexte : entreprise, association, indépendant, organisme public, site vitrine, portail de service, e-commerce, espace membre, newsletter ou simple formulaire de contact. Les obligations exactes varient selon le statut, la finalité et les traitements mis en œuvre.

2. Vérifier les informations visibles obligatoires

Les mentions légales doivent être accessibles, lisibles et adaptées à votre statut. En pratique, il faut notamment pouvoir identifier l’éditeur, le directeur de publication, l’hébergeur et les coordonnées utiles selon le cadre qui vous concerne.

3. Examiner les formulaires et la politique de confidentialité

Dès qu’un formulaire collecte des données, le site doit expliquer au minimum pourquoi ces données sont demandées, sur quelle base, combien de temps elles sont conservées, qui y accède et comment les personnes peuvent exercer leurs droits.

À afficher

Finalité, base légale, destinataires, durée de conservation, droits des personnes et point de contact.

À prouver en interne

Registre, prestataires impliqués, mesures de sécurité et procédure de traitement des demandes.

4. Contrôler le bandeau cookies et les traceurs

Si votre site dépose des traceurs non essentiels, le consentement doit être recueilli dans un cadre conforme aux recommandations CNIL. Cela implique notamment un refus aussi simple que l’acceptation, une information claire et la possibilité de revenir sur son choix.

5. Penser à la preuve de conformité

Un site peut afficher les bonnes pages et rester fragile si personne ne sait comment les maintenir à jour. La conformité devient robuste quand l’organisation sait qui décide, qui met à jour, où se trouvent les preuves et comment sont revus les prestataires, scripts, formulaires et durées de conservation.

6. Ne pas oublier les obligations liées à l’activité

Un site marchand n’a pas les mêmes besoins qu’un site vitrine. Selon votre activité, il peut aussi falloir vérifier les CGV, la médiation, l’affichage des prix, la prospection, l’accessibilité numérique ou d’autres obligations sectorielles.

Repère ANRDI

L’ANRDI aide à relire un parcours, à clarifier les attentes et à structurer les priorités. L’association ne se substitue ni à la CNIL, ni à un avocat, ni à une autorité de contrôle, mais elle peut vous aider à transformer une obligation abstraite en plan d’action concret.

FAQ sur la conformité d’un site web

Une page “mentions légales” suffit-elle à rendre un site conforme ?

Non. Les mentions légales ne couvrent qu’une partie des obligations. Il faut aussi regarder les formulaires, la confidentialité, les cookies, les preuves de gouvernance et, selon l’activité, les CGV ou d’autres obligations spécifiques.

Le bouton “Tout refuser” est-il nécessaire sur le bandeau cookies ?

Lorsque le consentement est requis, les recommandations de la CNIL imposent un refus aussi simple que l’acceptation pour les traceurs non essentiels.

Faut-il documenter sa conformité même si le site est simple ?

Oui. Même un site simple peut avoir besoin de conserver les preuves de ses choix : politique de confidentialité, gestion des consentements, sous-traitants, durées de conservation et traitement des demandes des personnes.

L’accessibilité fait-elle partie du sujet ?

Selon le type d’organisation et le cadre applicable, l’accessibilité numérique peut constituer une obligation distincte qu’il faut intégrer dans la gouvernance du site.